Le Président de la République vient d'attribuer « un coup de pouce »
aux retraités en annonçant un relèvement des pensions de 0,8% au 1er
septembre.
Cette
mesure ponctuelle, qui s'ajoute à la hausse de 1,1 % du premier janvier,
doit permettre de compenser le surcroît d'inflation observé depuis le
début de l'année. En apparence généreuse, elle pose des problèmes de
fonds. En effet, nos retraites fonctionnent en répartition. Elles sont
financées par des cotisations prélevées sur les actifs, qui permettent
ensuite de verser les pensions des retraités.
Conséquence mécanique, toute revalorisation des pensions doit être
compensée par une augmentation des recettes. Si ce n'est pas le cas, la
sécurité sociale crée un déficit qui devra être remboursé, un jour ou
l'autre, par des augmentations d'impôts ou de charges. Le « geste » du
Président de la République est donc fait au détriment des actifs
d'aujourd'hui, qui verront leurs cotisations retraites augmenter plus
vite que prévu, ou de ceux de demain, qui hériteront d'un déficit plus
lourd que prévu.
Il est grand temps de grandir et d'arrêter de croire au père Noël. Dans
nos régimes de retraite par répartition, ce qui va dans la poche des uns
vient de la poche des autres...
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