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Brève de l'IEM : Père Noël ou cleptomane ?

Nicolas Marques – 29 mai 2008
Brève publiée le 20 mai sur le site du Journal du Dimanche.


Le Président de la République vient d'attribuer « un coup de pouce » aux retraités en annonçant un relèvement des pensions de 0,8% au 1er septembre.

Cette mesure ponctuelle, qui s'ajoute à la hausse de 1,1 % du premier janvier, doit permettre de compenser le surcroît d'inflation observé depuis le début de l'année. En apparence généreuse, elle pose des problèmes de fonds. En effet, nos retraites fonctionnent en répartition. Elles sont financées par des cotisations prélevées sur les actifs, qui permettent ensuite de verser les pensions des retraités.

Conséquence mécanique, toute revalorisation des pensions doit être compensée par une augmentation des recettes. Si ce n'est pas le cas, la sécurité sociale crée un déficit qui devra être remboursé, un jour ou l'autre, par des augmentations d'impôts ou de charges. Le « geste » du Président de la République est donc fait au détriment des actifs d'aujourd'hui, qui verront leurs cotisations retraites augmenter plus vite que prévu, ou de ceux de demain, qui hériteront d'un déficit plus lourd que prévu.

Il est grand temps de grandir et d'arrêter de croire au père Noël. Dans nos régimes de retraite par répartition, ce qui va dans la poche des uns vient de la poche des autres...


 

Nicolas Marques, chercheur associé, Institut économique Molinari

 

Institut économique Molinari