Elle
a été de 0,9 % le 1er juillet dernier. Beaucoup ont demandé un « coup de
pouce » supplémentaire, sans que personne ne s'interroge sur le chômage
et l'exclusion des moins qualifiés du marché de l'emploi que le SMIC
génère !
La France pourrait pourtant tirer quelques leçons de l'actualité
allemande. Outre-Rhin, il n'y avait pas de salaire minimum en place
jusqu'en décembre dernier quand un salaire minimum a finalement été
instauré dans le seul secteur postal. En quelques mois, ce sont des
milliers d'emplois qui ont été supprimés ! Étant licenciés, plus de la
moitié des 11 000 salariés de Pin Group (l'un des principaux concurrents
de l'ancien monopole Deutsche Post) ont donc personnellement « payé les
frais » de l'introduction de ce nouveau salaire minimum.
Selon différentes études, son extension à toute l'économie allemande
aurait menacé entre 600 000 et 1,7 million d'emplois. Divisée, la
coalition actuellement au pouvoir en Allemagne, a finalement abandonné,
au moins temporairement, cette idée de mettre en place un SMIC allemand.
Il ne faut pas oublier que pour être embauché, que ce soit en Allemagne
ou en France, un travailleur doit produire chaque mois une valeur
supérieure à celle de son salaire complet, charges patronales et
salariales incluses. Ceux qui n'en sont pas capables, par exemple parce
qu'ils ne sont pas suffisamment formés, se trouvent exclus du marché du
travail. Et il s'agit en priorité des travailleurs peu qualifiés ou des
jeunes sans expérience. Le SMIC les pousse ainsi à se placer en marge du
marché de l'emploi, soit en travaillant au noir, soit, par exemple, en
multipliant les stages.
Bref, les bonnes intentions visant à aider les travailleurs peu
qualifiés n'ont pas toujours les effets qu'on leur prête !
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